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Afterlife of the wild - Part 1 : Absence (Far away)

16 oct.
2 min de lecture

Far Away - (c) Éloïse Le Névanic - Tous droits réservés
Far Away - (c) Éloïse Le Névanic - Tous droits réservés

Parmi les formations françaises remarquables, les Normands de Far Away se sont imposés depuis plusieurs années, forts de leurs deux premiers albums, Viaje et Solastalgia, comme une formation atypique, mêlant sons et images, dans une démarche y compris scénique relevant de l'expérience synesthésique. Nourrie par leurs voyages (Amérique latine, Japon ...), leur engagement pour l'environnement, la musique du quatuor s'inscrit entre post-rock et métal à la Gojira, mêlant un chant parfois guttural à des voix claires, un duo basse - batterie qui claque et porte les morceaux et des guitares puissantes et mélodiques, le tout prenant des allures cinématographiques grandioses, dans un déchaînement d'énergie remarquable.


Le nouvel EP Afterlife of the wild - Absence, qui ouvre la voie à deux autres volets pour former au final une trilogie, présente "uniquement" 3 titres pour environ 15 minutes de pure puissance, tellurique à souhait. L'EP est conçu comme un documentaire sonore dystopique axé sur la fin du vivant. Far Away développe les contours d'un monde futur où l'humanité est désormais la dernière espèce vivante sur Terre, au milieu d'espaces naturels totalement morts.


Afterlife of the wild - Absence (EP)
Afterlife of the wild - Absence (EP)

Ainsi "Extinction path" pose le propos avec un métal qui lorgne vers l'épaisseur sonore d'un Meshuggah, pour porter le propos de l'extinction initiale. "Vultures in suits" se penche quant à lui sur les responsabilité des représentants du pouvoir dans cet échec total : le chant scandé est particulièrement percutant sur ce morceau aux guitares tranchantes version moissonneuse-batteuse, flirtant par moment avec des ambiances post voire black-métal. Quand l'excellent "The last horn" s'ouvre, épique et heavy, mêlé d'atmosphérique, on est parfaitement enduits de ce mélange de colère et de déréliction et l'on se laisse dériver avec le reste de l'humanité sur cet océan d'incompréhension et de fatalité, jusqu'à ce que les guitares ne prennent leur envol et ne transforment le voyage en véritable traversée de l'Achéron. Le son devient plus lourd, plus sombre, la rythmique presque chaotique, tandis que semble sonner le glas qui achève cet EP incroyable, de force et de justesse, au point que l'on regrette déjà que la suite ne soit pas encore là !


Les Far Away nous avaient habitué à de telles compositions, de qualité, sans jamais verser dans la facilité ni la caricature de genre, évitant soigneusement par là-même de tomber dans l'un ou l'autre justement, préférant dessiner entre influences progressives et métal lourd sa propre voie royale. Ce nouvel EP ne dément pas ce talent et cette originalité dans l'approche immersive de leur création. Ou l'on ne sait plus flairer un bois de cerf en plein hiver, ou voilà bien un EP de grande envergure qu'il est urgent de poser sur votre platine avant la fin de ce monde-ci ! Et pour ceux qui seront dispos, la release party sera le 23 octobre prochain à la Péniche Antipode à Paris, notez ça de suite sur un coin du radeau !





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Image de Rod Long

Affiche toi ici !

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